Présentation Etat des recherches   Résultats encourageants IRM  


Pour libre l'extrait du livre, cliquez sur le lien suivant

 

Extrait Le chercheur et le paralytique.pdf

 

LE CHERCHEUR ET LE PARALYTIQUE. Vers une réparation de la moelle épinière blessée. Les réponses d'un chercheur aux interrogations d'un paraplégique, Jean-Claude Horvat, Coll. Ethique et pratique médicale, © Editions l’Harmattan, 2016, pp.165-168. 

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50206


                                              -o-o-o-o-o-o-o-
 
Etude pilote des traumatismes de la moelle épinière sur la souris,  analyse par IRM et étude histologique
Année universitaire 2013/2014
Auteur: Cardoso Maïda
Maître de stage: Florence PERRIN


Pour lire le document, cliquez sur le lien suivant:
Traumatismes de la moelle épinière IRM 2014.pdf


                                            -o-o-o-o-o-o-



Etat des recherches sur les lésions médullaires traumatiques / Décembre 2009


Les lésions médullaires traumatiques constituent un lourd problème de santé publique, de par le haut niveau d’incapacité qu’elles entrainent.   La diminution de la mortalité par accident sur la voie publique n’a pas entrainé de diminution significative du nombre d’accidents graves et en revanche la gravité de ces accidents s’est accrue. La recherche fondamentale sur les mécanismes des lésions et la mise au point de thérapies innovantes est plus que jamais nécessaire. Ces recherches s’organisent autour de trois grands axes :

- La neuroprotection doit intervenir dans les premières heures qui suivent le traumatisme. Elle a pour objectif de prévenir l’extension des lésions en bloquant les phénomènes toxiques qui se développent à partir du foyer de lésion et en particulier l’excitotoxicité due au glutamate. Des molécules antagonistes ont été identifiées, leurs mécanismes d’action ont été récemment approfondis, la séquence de mise en œuvre de ces molécules est en cours de détermination grâce à l’utilisation de l’IRM dédiée aux petits rongeurs. L’installation très prochaine a Montpellier, grâce à l’association Verticale d’un appareil de dernière génération devrait accélérer considérablement les progrès de cette étude, et permettre l’identification de molécules plus actives.

- La régénération des fibres nerveuses lésées est au cœur de la recherche contemporaine. Depuis 1995, nous avons été parmi les pionniers dans ce domaine, et nous avons identifié la formation des cicatrices gliales comme le premier obstacle à cette régénération. La première étape a consisté à identifier les protéines gliales responsables de la formation de ces cicatrices, puis de réaliser un modèle de souris transgéniques chez lesquelles les gènes responsables de la synthèse de ces protéines sont inactivés. Nous avons montré que chez ces souris les cicatrices ne se forment pas après une lésion médullaire, que certaines fibres repoussent, et que la fonction motrice est restaurée. Une deuxième étape vient d’être franchie avec la mise au point en collaboration avec le laboratoire du Pr Mallet ( Salpétrière, Paris) d’un outil de thérapie génique fondé sur l’utilisation d’ARN Interférents. Cet outil a démontré son efficacité similaire à celle de la transgénèse sur des cellules neurales de souris non transgéniques (2009) et les résultats tout aussi concluants obtenus sur l’animal sont en cours de publication. L’étape suivante, qui va être mise en œuvre au début de 2010 va appliquer cet outil chez un gros mammifère, le porc, en préalable à la mise au point d’un essai clinique chez l’homme.

- La thérapie substitutive consiste à apporter, au dessous de la lésion, des éléments cellulaires ou moléculaires susceptibles de rétablir certaines fonctions intrinsèques à la moelle (en particulier la locomotion qui est sous le contrôle du générateur central de locomotion lombaire, CPG). Nous avons montré dès 1989 le rôle central du neurotransmetteur Sérotonine dans ces mécanismes, rôle qui est maintenant partout admis. La greffe de neurones fœtaux serotonergiques rétablit, après une section médullaire complète, une locomotion réflexe efficace. Au cours des trois dernières années, le réseau européen RESCUE que nous avons créé et dont nous avons assuré la coordination a inventorié la possible contribution de cellules souches à ce type de thérapie. Nous avons montré (2008) que des cellules souches sont présentes dans la moelle épinière humaine adulte, et qu’elles peuvent, une fois mises en culture, se transformer en neurones. Nous sommes en train de démontrer que la greffe de cellules souches humaines modifiées génétiquement peut rétablir une locomotion volontaire dans une moelle épinière détruite à 90%. Cette dernière approche serait susceptible d’être appliquée à distance de l’accident.

L’ensemble de ces travaux a bénéficié depuis plus de quinze ans du soutien de l’association Verticale sous forme de dons d’appareillages les plus performants dans les domaines de la culture cellulaire, de la biologie moléculaire et de l’informatique. L’achat d’un appareillage d’IRM dédié au petit animal est dans ce contexte un apport essentiel à notre recherche.